Le déficit magnésien (manque de magnésium) ou la déplétion cellulaire (défaut de rétention cellulaire du magnésium) entraînent une hypervulnérabilité et une hyperréactivité au stress. Selon l’étude du Val de Marne, 60 % de la population ne reçoit pas les apports nutritionnels conseillés, et les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes puisque la presque totalité d’entre elles ne reçoit pas les apports conseillés.
Le stress lui-même est un facteur de déplétion et de déficit magnésien puisque l’adrénaline augmente la sortie cellulaire du magnésium et que le rein excrète l’excès de magnésium sérique qui en résulte. Cela est vrai, quel que soit le type de stress: lié à un effort physique intense, une brusque variation de température ou d’altitude, un bruit, une tension psychologique, un traumatisme, une opération, etc... .
Jean-Georges Henrotte découvre en 1980 que la concentration en magnésium des globules rouges est influencée par des facteurs génétiques et que le groupe tissulaire HLA-B35 (en France 18 % de la population) présente une moins bonne rétention cellulaire du magnésium. Par ailleurs, cette population apparaît plus vulnérable au stress et à ses manifestations cardio-vasculaires.
Les facteurs génétiques contrôlant la rétention cellulaire du magnésium, il a été possible, par sélection, de créer deux nouvelles lignées de souris différenciées par la teneur en magnésium de leurs hématies, de leurs reins et de leurs os. Cette teneur est élevée chez la souris Mgh et basse chez la souris Mgb qui présente une vulnérabilité augmentée au stress. Les travaux entrepris avec le Professeur Jean Dausset ont confirmé la relation entre l’héritabilité de la capacité de rétention magnésienne et le complexe majeur d’histocompatibilité.
LE CERCLE VICIEUX DU STRESS
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